Le parc

Le parc de Lunaret couvre une superficie de 80 ha. Cinquante ans après sa création, le parc zoologique présente 120 espèces et assure des missions de conservation in situ et ex situ d'espèces menacées, de transmission du savoir grâce aux actions pédagogiques et de développement de la recherche scientifique. Depuis 1997, le parc zoologique adhère à l'EAZA (European Association of Zoos and Aquaria) et participe actuellement à 30 programmes d'élevage européen et 18 registres d'élevage européen.

Le parc de Lunaret présente également un patrimoine naturel remarquable, avec notamment la ripisylve de la réserve du Lez, ainsi que des espaces de garrigue d’une grande richesse. Il accueille et forme les naturalistes en herbe à travers ses sentiers pédagogiques, ses visites guidées et ses animations, et constitue ainsi un acteur majeur de la préservation de la biodiversité en ville.

Henri de Lunaret ©société archéologique de Montpellier

Henri de Lunaret
(Portrait provenant des collections de la société archéologique de Montpellier, confié par courtoisie à la ville de Montpellier)

François Doumenge fondateur du parc de Lunaret
François Doumenge

Fondateur du parc de Lunaret

Historique du Parc de Lunaret

En 1910, Henri de Lunaret, propriétaire du domaine de La Valette, lègue son bien de 350 ha à la ville de Montpellier.
À sa mort en 1919, sa sœur, usufruitière, en conservera la jouissance jusqu'à son décès en 1939. La municipalité de l'époque confie alors la gestion du domaine à l’ENSAM (Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie de Montpellier).

  • La création du parc

Il faudra attendre 1963 pour que Monsieur Doumenge, océanographe et adjoint au maire, trace les premières limites du futur "zoo" avec le régisseur du domaine M. Pelissier.
Le parc zoologique de Lunaret a ouvert ses portes en 1964 grâce au travail des Harkis, ils logent dans des baraques en bois installées dans le parc.
Une des premières espèces présentées au public était un zèbre (possiblement un zèbre de Chapman).
Ce zèbre était surnommé François, en référence au prénom du maire de Montpellier de l’époque, François Delmas ou celui de François Doumenge. Il est mort frappé par la foudre.

  • Les grands travaux

Le parc sera agrandi deux fois pour atteindre sa taille actuelle. Depuis il n'a cessé de se développer :
En 1968/1969 : aménagement du " grand lac ", aujourd’hui  "Marais asiatique" et construction de la grande serre tropicale, près de l’emplacement de "l’Espace malgache", elle est fermée au public aujourd’hui.
En 1972 : extension du parc sur le secteur occupé par les lions aujourd’hui.
En 1975 : aménagement de l’étang des flamants ("Petit lac").
En 1976 : construction de la "Lémurie" appelé "Espace malgache" aujourd'hui. Elle est fermée au public et le bâtiment est voué à être détruit. 

 

  • La ferme pédagogique

En 1981 : nouvelle extension du parc par la récupération de la bergerie de La Valette, qui deviendra la ferme pour enfants inaugurée fin 1981. Accueil des premières classes à la ferme en janvier 1982. En 1987, elle devient une structure phare et organise les rencontres des fermes pédagogiques de France.
En 1990 : création du rucher de la ferme pédagogique (aujourd’hui rucher de Lunaret).
En 1995 : création du bassin et enclos des loutres aujourd’hui démoli.
En 1997 : ébauche du projet d’orientation thématique du parc sur les milieux méditerranéens du globe.

  • La réserve naturelle

En septembre 1999 : inauguration de la "réserve naturelle du Lez" et du sentier de découverte. En octobre 1999 : lancement des premières visites guidées de la réserve.
Fin 1999 : une nouvelle présentation de guépards et de mouflons à manchettes en fossé sec (les anciens enclos de guépards aujourd’hui).
En 2007 : ouverture du sentier de petite randonnée, longeant le Lez et  traversant la réserve naturelle du Lez.

  • Les « espèces emblématiques »

En juin 2001 : inauguration des nouveaux enclos, sous l’impulsion de Georges Frêche ; Lion de l’Atlas, Ours brun de Syrie, Rhinocéros blancs. Ce sont des espèces très dangereuses ; le parc change de niveau.

  • La serre amazonienne

Septembre 2005 : le chantier d’un projet ambitieux a débuté : la construction d’une grande serre sur le thème de la forêt amazonienne. Elle ouvre ses portes le 30 juin 2007.
Ses dimensions sont imposantes : 2 600 m² d'emprise au sol, 2 900 m² visibles, 14,5 m de haut, 300 m² de chemin. Grâce à ce projet et à son impact médiatique, la notoriété du parc s’étend au niveau national et même international.

  • Les activités pédagogiques

En janvier 2009 : fermeture de la ferme pédagogique et création du centre de ressource « Darwin » rebaptisé ferme pédagogique aujourd’hui. La ferme est actuellement fermée au public le temps de sa restructuration.
Développement du pôle pédagogique et mise en place progressive d’ateliers pédagogiques, de visites guidées, d'événements se déployant sur l’ensemble du parc.

  • Les girafes

En avril 2010 : inauguration d’un bâtiment et d’un enclos pour les girafes. 3 sous-espèces y sont représentées actuellement : girafe réticulée, girafe du Kordofan et girafe de Rothschild.

  • Modernisation du parc

Depuis 2014 : ouverture de chantiers importants avec l’agrandissement de la zone technique et la construction d’un nouveau réfectoire, de nouveaux vestiaires et de nouveaux ateliers.
Le 18 octobre 2014 : inauguration d’une nouvelle et vaste aire de jeux et du nouveau sentier botanique.

  • Le centre de reproduction de guépards

En décembre 2016 commence la construction de nouveaux enclos de guépards. Elle se termine avec le chantier du  8ème enclos en 2018.
Cette installation fait du zoo de Montpellier un grand centre de reproduction ; 7 guépards adultes actuellement : Sanne, Helinka, Vanille, Max, Shwari et Twist y sont installés.
Alors qu'il n'y avait pas eu de naissance de guépards depuis 1968 au parc de Lunaret, 10 petits sont nés en 2018, ce qui porte à 17 le nombre de guépards présents au zoo !

  • Nouveaux bâtiments zootechniques

Une clinique vétérinaire et une quarantaine ont été inaugurées en juillet 2019. Ces nouvelles installations sont le début d'un plus vaste projet de réaménagement du zoo et de la collection animale.

  • L’évolution du parc aujourd’hui

Le parc est très sensible au risque d’incendie en raison de la présence des pins notamment. Le couvert végétal est en cours de traitement afin d’optimiser la biodiversité végétale tout en réduisant sensiblement le nombre de pins et de chênes verts. La sécurité s’améliore sur l’ensemble du parc.
Sur le plan animalier, des enclos seront regroupés et réaménagés en grands espaces thématiques partagés par de nombreuses espèces sous la forme de « méta-enclos » comme la « plaine africaine ».
La refonte de la "collection animale" est en cours, elle se traduit par des arrivées ou des départs de certaines espèces.

Petits guépards à 3 mois ©Eric Isselée

Jeunes quépards de la portée née en novembre 2018

Diaporama

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